COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLEGE COMMUNAL D’ANDENNE MALE PLUME
 Objet :      Réaction de la Ville d’Andenne au recours « gracieux » des sociétés Male Plume contre la délibération du Conseil communal d’Andenne unanime.
Une mise au point est d’emblée nécessaire.
Le conseil communal a adopté le 11 juillet 2008 la délibération ci- annexée.
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1.  En démocratie, les élus locaux ont le droit de décider unanimement de s’opposer à l’exploitation du site carrier Male Plume (voir article 1er) par les groupes Solvay et Van Nieuwport.
Le Conseil communal est compétent pour refuser tant le passage en sous-sol par un tunnel qu’en surface de véhicules lourds sur des voiries inadaptées. La Ville n’acceptera pas que l’on dégrade ses voiries et que l’on détruise de manière irrémédiable l’un des plus beaux villages de Wallonie (voir article 2).
Il est stupéfiant qu’au mépris de l’article 3 de la décision du Conseil communal, les sociétés Male Plume demandent au Ministre des Affaires intérieures wallonnes, Mr COURARD, de « déshabiller » le vice-Président du Gouvernement wallon, Mr ANTOINE qui a pris la sage décision de refuser ce projet.
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2.  Ce recours qualifié de « gracieux », par ailleurs tardif, participe du « surréalisme à la Belge ».
En aucune façon, la délibération du Conseil communal ne viole ni l’article 162 de la Constitution, ni la loi (laquelle par ailleurs ?) et encore moins l’intérêt général.
Au contraire, c’est l’obstination de Solvay et de Van Nieuwport de détruire Mozet et Thon qui constitue une agression.
La logique « des sociétés Male Plume » relève du délire. Pour eux, rayer de la carte deux des plus beaux villages de Wallonie pour évacuer la pierre extraite en Allemagne et aux Pays-Bas est une action qui relève de l’intérêt général. Probablement, la multinationale Solvay a-t-elle l’habitude, sous d’autres latitudes de traiter avec des dirigeants politiques qui sont au service des intérêts privés.
En Belgique, comme en Wallonie et à Andenne, nous sommes dans un Etat de droit. Le respect de l’intérêt général relève de la seule responsabilité des autorités légitimement élues.
Il n’appartient pas à des conseils d’administration défendant des intérêts exclusivement privés de dicter leur loi aux Andennais et au Ministre ANTOINE lors de réunions de conseils d’administration réunis à Berlin, Amsterdam ou ailleurs.
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3.  Que d’erreurs de droit dans le communiqué des « sociétés Male Plume » Â
1)  Quant à la condamnation à priori reprochée à la Ville.
La Ville d’Andenne a parfaitement le droit, aux côtés des ses habitants réunis dans le collectif « Non à Male Plume » de manifester son opposition radicale à un projet nuisible avant qu’il ne soit introduit.
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En s’exprimant très clairement après avoir découvert le projet, mais dès avant le lancement de la procédure, la Ville d’Andenne a voulu éviter à la société Solvay de dépenser inutilement de l’argent dans des frais d’études, d’avocats, etc. Les actionnaires éclairés devraient en remercier particulièrement le Collège communal.
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2)  Quant au traitement discriminatoire invoqué par Solvay.
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La Ville ne commet aucune discrimination en refusant un projet détestable pour ses habitants. C’est au contraire ce projet insensé qui est discriminatoire pour la qualité de vie des habitants concernés.
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3)  Enfin, quant à la prétendue violation de la liberté du commerce et de l’industrie, tout « juriste équilibré » sait que tous les droits s’accommodent de devoirs et de restrictions et que la liberté de commercer, de fabriquer ou de transformer ne peut s’exercer que dans le respect de l’ensemble des règlementations existantes, et notamment celles relatives au développement durable et à l’autonomie communale.
En l’espèce, le Collège communal partage le sentiment de Mr le Ministre ANTOINE en charge de l’Aménagement du Territoire que ce projet n’a aucune valeur ajoutée pour la Wallonie et qu’il entraînera un préjudice considérable pour la population andennaise.
 La Ville n’a commis aucune violation de la liberté d’entreprendre de Solvay. Elle est en état de légitime défense face à une agression sans précédent.
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Le Collège communal par la voie de son avocat fera valoir auprès de Mr le Ministre COURARD que ce recours intempestif a été dicté par le souhait de rassurer les actionnaires de Solvay dans une époque de crise boursière.
Le communiqué de Solvay a sans doute eu sur le plan boursier un effet positif puisqu’ à la clôture des marchés à la Bourse de Bruxelles le 16 septembre 2008, l’action Fortis enregistrait un recul de 11,50 %, celle de Dexia un recul de 8,35 % … tandis que l’action Solvay progressait de 3,13 %. CQFD…
Pour le Collège communal
Claude EERDEKENS
Député-Bourgmestre d’Andenne
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